L'exemplarité, aussi dans les Bouches du Rhône !

Marseille, jeudi 4 avril 2013 – Le parti socialiste a pris la décision d'exclure l'ancien ministre Jérôme Cahuzac. Son exclusion montre que notre parti sait prendre des décisions rapides et efficaces, à la mesure de la gravité des faits.

Nous appelons à la même sanction à l'égard de Jean-Noël Guérini, faute de quoi nous ne pourrions que tirer les enseignements que les menaces qu'il a proféré, largement diffusées dans la presse, sont prises au pied de la lettre par certains de nos responsables.

Depuis trois ans, nous nous battons contre un système qui avilit notre Parti. A sa tête s'est propulsé un homme désormais mis en examen depuis le 5 mars 2013 pour «détournement de fonds publics», mais aussi depuis le 8 septembre 2011 pour «complicité d'obstacle à la manifestation de la vérité», «prise illégale d'intérêts», «trafic d'influence» et «association de malfaiteurs en vue du trafic d'influence et recel de trafic».

Or Jean-Noël Guérini est toujours membre du Parti socialiste. Pire, il en contrôle, par personnes interposées, tous les rouages de la fédération socialiste des Bouches du Rhône. Et la mise sous tutelle de la fédération socialiste des Bouches du Rhône n'a rien changé puisque malgré nos demandes répétées, rien n'a été fait pour marquer la défiance du Parti socialiste lors du vote du budget du Conseil général la semaine passée.

Alors nous demandons à Harlem Désir de prendre la réelle mesure du délabrement de notre Parti dans notre département. Etre militant politique, élu ou non, n’est pas un coupe file pour passer devant les concitoyens que l’on prétend servir. Il est temps de mettre fin aux pratiques contraires à l’exemplarité et d’organiser une nouvelle fédération sur des bases assainies.

Si les déviances de Jérôme Cahuzac sont le fait d'un seul homme, à Marseille et dans les Bouches du Rhône, les déviances sont le fait d'une phalange qui fait système.

Seule une action résolue de notre Parti permettra de nous afficher porteurs de l'exemplarité appelée par le président de la République, sans rester les bras croisés face aux évènements ou en réagissant trop tard. Plus que jamais nous devons œuvrer afin de remettre au cœur de nos débats politiques les seules préoccupations de nos concitoyens, en y consacrant 100 % de notre énergie.

Nous sommes mobilisés afin d’y  prendre toute notre part.

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Le texte fondateur du 27 mars 2011

La situation actuelle nous impose d’agir



La réalité est cruelle. Les résultats des élections cantonales sont catastrophiques. Notre Parti est déphasé par rapport au reste du pays. Nous perdons des sièges, alors que nous devrions en gagner. Et, pire encore, nous perdons notre âme en laissant un espace politique béant devant la droite et le Front national.



Tous les jours nous découvrons par la Presse qu’un système a été mis en place et que notre territoire cumule :


* des pratiques népotiques ; quand il y a confusion des intérêts privés avec ceux de la collectivité ;


* des pratiques corruptives ; qui caractérisent l’utilisation abusive de biens publics ;


* des pratiques claniques ; quand les soutiens sont régulièrement accordés à certains réseaux d’influence ;


* des pratiques autoritaires ; quand les arbitrages sont rendus sur des intérêts autres que ceux guidés par l’intérêt général ;


* des pratiques clientélistes ; quand les pratiques visent à se constituer des obligés par distorsion de la nécessaire proximité.




Cette rupture du principe d’égalité entre les citoyens tellement loin du "socialisme des comportements" que Léon Blum appelait comme une exigence, constitue un facteur puissant de rejet de nos concitoyens, tout particulièrement les plus défavorisés. Cette crise de valeurs nous rend incapables d’être attractifs pour les batailles futures aussi bien dans le département, que pour la ville de Marseille. Nos idées et nos valeurs socialistes sont confisquées et instrumentalisées.


Pour nous militants socialistes des Bouches du Rhône, toutes ces pratiques déviantes doivent être proscrites et des enseignements de la situation présente, tirés sans mesure dilatoire. Continuer à agir comme si de rien n’était, est une faute politique majeure, que nos concitoyens ne manqueront pas de nous reprocher.



Aussi, nous demandons de façon immédiate :


* de faire appliquer les statuts de notre Parti. Article 16.1 (Les fonctions de Président(e) de Conseil général sont incompatibles avec celles de Premier Secrétaire fédéral.) ; de ce fait, annuler l’élection du dernier trimestre 2010, en se laissant le temps d’organiser une nouvelle élection ;


* avant le rétablissement d’un fonctionnement démocratique exemplaire, suspendre tout vote organisé par notre fédération dont celui convoqué le 29 mars 2011 ; de ce fait, procéder à la désignation de notre candidat à la Présidence du Conseil général telle que prévue par le Code général des collectivités territoriales en proscrivant toute procuration et en accord avec nos partenaires politiques naturels au bénéfice d’un candidat dont le mandat aura été renouvelé lors des scrutins des 20 et 27 mars ;


*rendre impossible à titre provisoire, la tenue d’une responsabilité fédérale (à partir de secrétaire de section) avec celui de salarié d’une collectivité dont nous assurons l’exécutif ; prendre la responsabilité de l’établissement de la liste des adhérents de la fédération ; suspendre le rôle de la fédération dans le processus de désignation des candidats aux prochaines élections.



Etre militant politique, élu ou non, n’est pas un coupe file pour passer devant nos concitoyens que l’on prétend servir. Par une action résolue, notre Parti saura faire preuve de lucidité et porteur d’une nouvelle exemplarité, sans rester les bras croisés face aux évènements.


Notre tâche ne fait que commencer, nous voulons le renouveau du Parti socialiste dans les Bouches du Rhône, il est donc fondamental de se donner des règles qui seront constitutives de la reconstruction de notre fédération.


Nous voulons libérer le Parti et d’abord nous libérer nous-même des habitudes et des formes de dépendances à l’égard de groupes de pressions ou d’élus qui ont bâti autour d’eux, à des fins d’investitures, de véritables « machines » qui n’ont plus rien à voir avec le Parti dans lequel nous sommes librement engagés.



A chaque adhérent(e) libre de notre fédération socialiste de rejoindre le mouvement, d’ouvrir le débat dans sa section, de faire connaître sa volonté de mettre fin aux pratiques déviantes, de faire des propositions dans le respect mutuel pour que la peur change de camp et le renouveau trouve une réalité, au-delà des maux.



Version téléchargeable.


Nos propositions pour sortir de l'impasse