28 octobre 2013
En mai 2010, Brigitte Ferrandiz devenait secrétaire de la section
socialiste de Gignac. Il est peu dire que notre nouvelle secrétaire n’était pas
du tout le choix du Maire socialiste, Christian Amiraty, président de la
commission des conflits du Parti Socialiste des Bouches du Rhône et ancien
conseiller du président du Conseil général.*
Aussi, ne pouvant admettre ce
résultat, le maire fera tout pour que notre section ne fonctionne plus. Il interdit
à la secrétaire tout débat qui déroge à sa conception d’une section chambre
d’enregistrement de la politique municipale et ne supporte aucun avis
différents des siens.
Les travaux préparatoires des conseils municipaux se déroulent sans la
secrétaire de section et il lance ostensiblement une politique de la chaise
vide à nos réunions de section doublée par l’organisation de réunions
parallèles avec ses adjoints et leurs proches. Il critique tous les actes de la
secrétaire de section, ne supporte plus ses rappels à ses engagements de
campagnes et refuse l’application des règles élémentaires de fonctionnement de
notre Parti socialiste.
Les dérives multiples, les mécanismes de clientélisme et de favoritisme
sont les points de désaccords entre le maire, émule d’un certains système. La
rencontre avec RenouveauPS13, il y a de nombreux mois, nous fait comprendre que
la situation n’a malheureusement rien d’extraordinaire.
Les menaces physiques comme les intimidations vont croissantes. La
secrétaire de section déplore des dégradations de son véhicule en même temps
qu’elle subit des menaces verbales.
Christian Amiraty défère quatre des élus socialistes de son propre
conseil municipal qui sont sanctionnés par un blâme, tandis que lui-même est
sanctionné d’un avertissement. Seule la secrétaire de section, notre camarade
Brigitte Ferrandiz est blanchie de toutes les accusations portée contre elle.
Les agissements et la politique menée par le Maire entraînent une montée
historique du front national aux cantonales de 2011 pour atteindre plus de
48 % sur la commune. L’irrationnel s’installe. Par décision du Maire, les
élus socialistes sanctionnés ne peuvent
plus assister aux réunions du groupe socialiste. Cinq élus socialistes et un
apparenté démissionnent du conseil municipal ; parmi les suivants la secrétaire
de section refuse de siéger.
De sa propre initiative à l’automne 2012 et sans en référer aux
instances légitimes, le premier secrétaire fédéral place la section sous
tutelle. Il exclut 5 élus socialistes et notre secrétaire de section sans la
moindre procédure contradictoire en totale violation des statuts ! Leur saisine
des instances nationales n’entraîne pas la moindre réaction ! La fédération ne
prend aucune initiative et laisse pourrir la situation de peur de mécontenter
le maire. Face à la solidarité des anciens conseillers de Jean-Noël Guérini,
les exclus tombent dans un trou noir.
Pendant ce temps, la section socialiste s’est réduite comme peau de
chagrin. Nous étions 91 adhérents ; ils sont désormais une vingtaine regroupant
quelques adjoints, conseillers municipaux et leurs familles.
Le pire étant toujours certain, l’investiture socialiste a été donnée à
Christian Amiraty fossoyeur du Parti socialiste à Gignac. Ses errements nous feront
perdre cette mairie, les conseillers métropolitains et la confiance des
électeurs abasourdis par la cécité de notre Parti quand il y a encore quelques
mois, les exclus, les démissionnaires et les dégoutés de tels agissements
portaient hautes les valeurs socialistes.
Des socialistes gignacais de conviction