Bonnet blanc et blanc bonnet, votez blanc !

Mercredi 14 novembre 2012


A lire les professions de foi des candidats à la responsabilité de premier fédéral des Bouches du Rhône, chacun fait assaut de rénovation. Au point qu’il devienne impossible de les départager. Or la situation est dramatique :
  • Les dernières semaines sonnent l’échec retentissant de la méthode de mise en oeuvre du rapport Richard quand aucune mesure ne permet de pouvoir justifier de la compréhension de nos carences masquées par les succès électoraux.
  • La pauvreté  de  la fête de la Rose montre l’échec de l’ouverture vers la société civile et les participants de la primaire.
  • Les réunions de motion 1 qui se sont succédées ont été la preuve de l’impossibilité d’organiser le moindre débat démocratique.
  • Le Congrès fédéral a été l’occasion de montrer l’incapacité de ceux qui prétendent nous gouverner à mobiliser la fédération autrement qu’au service d’une faction contre une autre.
  • Une semaine plus tard, le congrès national a été un camouflet pour celui qui prétend se succéder à lui-même.
  • L’absence de renouvellement, la culture du népotisme, la permanence de l’invective discréditent ceux qui prétendent incarner de nouvelles pratiques. Pire, il apparaît désormais que la fédération soit devenue le champs clos de l’organisation d’une opposition frontale à la politique du gouvernement. Ainsi, le projet de métropole est-il désormais ouvertement contesté, droite et élus socialistes confondus.

Plus que jamais RenouveauPS13 maintient son mot d’ordre de mise sous-tutelle de la fédération socialiste des Bouches du Rhône, seule à même de remettre notre parti en ordre de marche.

Dès le lendemain de la publication du rapport Richard le 5 juillet 2011, nous écrivions : “RenouveauPS13 pense qu’il est pour le moins paradoxal, et voué à un échec certain, que le travail de rénovation suggéré par la direction nationale soit majoritairement confié à ceux qui sont aujourd’hui les animateurs et les bénéficiaires du système clientéliste. Notre collectif demande en conséquence que la direction provisoire chargée de mettre fin à ces pratiques soit réellement collégiale et démocratique, fondée sur la mise en œuvre d’un mandat strict et assorti de mesures de mise sous tutelle si ce mandat n’était pas menée à bien dans un délai déterminé”.

Si nous n’avions pas été écoutés à l’époque, personne ne nous reprochera 18 mois après de changer d’avis ou de nous renier. C’est si rare que cela devrait guider les nombreux militants désemparés par la situation actuelle. Plus que jamais nous exprimons notre volonté inextinguible d’emprunter le chemin du renouveau, bien loin des ornières et des mots creux.

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Vu sur le web : corruption en Carinthie

Revue de presse

LE MONDE | Envoyée spéciale à Klagenfurt (Autriche), Joëlle Stolz


En Carinthie, l'extrême 

droite résiste aux révélations 

sur le système Haider


Jörg Haider, ancien leader du parti d'extrême droite autrichien BZÖ, lors d'une conférence de presse à Vienne, le 8 septembre 2008.
Klagenfurt n'a pas l'air d'une ville bouleversée par un séisme politique. Les maisons aux couleurs de dragées, les boutiques désuètes, la place où il y a vingt ans, devant la statue du Lindwurm, monstre légendaire de la Carinthie, Jörg Haider jurait d'en finir avec le vieux monde et de faire de cette province du sud de l'Autriche un modèle pour l'Europe : tout est calme.
Mais les couteaux s'aiguisent entre les héritiers de Haider, décidés à garder le pouvoir, et ceux qui espèrent enfin assécher le bourbier carinthien. Depuis des mois, révélations, démissions et condamnations pénales se succèdent. Le réseau de clientélisme et de corruption mis en place par le leader de la droite populiste autrichienne, qui a gouverné le Land jusqu'à sa mort dans un accident de voiture, en octobre 2008, se dévoile.
Dernier épisode en date : une quinzaine de perquisitions menées en Allemagne, en Autriche et en Suisse, mardi 6 novembre, dans le cadre d'une enquête pour corruption sur des dirigeants d'EADS lors de l'achat d'avions Eurofighter, en 2002, par le gouvernement du conservateur Wolfgang Schüssel, alors allié à Haider. Une piste conduit vers la Carinthie.

DISCOURS XÉNOPHOBE ET SON MODÈLE DE LA MÈRE AU FOYER
Beaucoup de routes, dans les affaires de corruption en Autriche, mènent à la Carinthie. Dans cette région montagneuse, aux frontières de l'Italie et de la Slovénie, Jörg Haider avait trouvé le parfait biotope pour son projet populiste, mélange de crispation identitaire et de libéralisme économique. Du banquier Herbert Turnauer au fabricant de pistolets Gaston Glock, les grands patrons locaux ont mis pour lui la main au portefeuille. Les PME, elles, devaient verser 1 % à 10 % du montant des contrats aux réseaux du gouverneur. Quinze ans de ce système ont laissé des traces profondes.
Haider s'engageait pour des projets industriels, mais son discours xénophobe et son modèle de la mère au foyer, faisaient fuir la main-d'œuvre qualifiée. "La Carinthie a besoin d'un nouveau départ, d'un changement radical", affirme Monika Kircher, la charismatique PDG d'Infineon, leader de la recherche innovante, à Villach, qui s'inquiète de l'exode des jeunes.
C'était devenu une question de survie pour une région lourdement endettée et appauvrie. Avec ses amis artistes et écrivains, l'humoriste Rolf Holub, député des Verts à la diète du Land, a accompli un énorme travail. "Depuis 2003, nous essayons de restaurer ici des critères démocratiques", confie-t-il. Au printemps dernier, il a montré partout un spectacle collectif intitulé La danse du ventre devant l'hippopotame d'or (l'hippopotame est le symbole de la banque régionale Hypo Alpe Adria), afin d'expliquer comment toute une région s'est pliée à Haider. "Pour les intellectuels, c'est le moment ou jamais de s'engager", dit l'écrivain Erwin Riess, dont le dernier polar évoque le "Jurassic Park" carinthien.
Dès 2007, Rolf Holub avait rassemblé un dossier accablant de 700 pages, que personne n'a lu. La justice traînait les pieds. Mort, Haider était presque sanctifié, avec reliques et autel au bord de la route, où les inconsolables viennent prier. Aux élections régionales de 2009, le Parti carinthien de la liberté (FPK, version locale du FPÖ) rafle 44,9 % des suffrages : un choc pour l'opposition, alors que les malversations sont déjà étalées sur la place publique.

L'ARGENT GAGNÉ PARTAIT VERS DES PARADIS FISCAUX
La plus scandaleuse concerne la vente, en 2007, dans des conditions opaques, de la Hypo Alpe Adria, qui avait financé des projets faramineux, gigantesque stade de football ou scène flottante sur le Wörthersee. L'acheteur, la Bayerische Landesbank, une banque publique, était surtout intéressé par ses filiales dans les Balkans, notamment en Croatie, où la spéculation fleurissait. Il suffisait d'acheter un terrain sans valeur, et de payer les autorités locales pour qu'elles le rendent constructible, puis d'annoncer un projet de développement touristique justifiant des crédits bancaires. L'argent ainsi gagné s'envolait vers des paradis fiscaux.
C'est aussi l'époque où fonctionne un axe Munich-Vienne-Klagenfurt-Zagreb, le premier ministre croate, Ivo Sanader, étant très lié au ministre-président de Bavière, Edmund Stoiber, ainsi qu'à Wolfgang Schüssel. "Les Bavarois se doutaient bien qu'il y avait des cadavres dans les placards, sourit Holub, mais pas des cimetières !"
Quand ils découvrent le désastre (10 milliards d'euros de crédits en souffrance), la crise financière de 2008 est déjà là. Le jour où il a dérapé à 140 à l'heure sur une route de Carinthie, avec 1,8 gramme d'alcool dans le sang, le gouverneur avait appris des informations inquiétantes sur la Hypo.
La justice retrouve du courage avec la création à Vienne d'un parquet anticorruption, dirigé par le Vert Walter Geyer, et, début 2011, d'un dispositif accordant une remise de peine aux témoins qui coopèrent. Condamné en juillet à 7 mois de prison avec sursis et 150 000 euros d'amende pour avoir voulu vendre la nationalité autrichienne à un oligarque russe, le vice-gouverneur du Land et chef du FPK, Uwe Scheuch, démissionne. Il est remplacé par son frère Kurt. "Ce sont des propriétaires terriens, des gens durs, à la mentalité, disons, prédémocratique", confie une source du FPÖ. Haider, en 2005, avait voulu s'éloigner de cette droite ultranationaliste en fondant l'Alliance pour l'avenir de l'Autriche (BZÖ). Aujourd'hui, elle se pose en héritière.

"UN CUISINIER DE MOINS, MAIS LA CUISINE FONCTIONNE TOUJOURS"
Du côté des démocrates-chrétiens de l'ÖVP, alliés du FPK, c'est l'hécatombe. Face au tribunal, le conseiller fiscal Ernst Birnbacher, qui avait touché 6 millions d'euros pour quelques feuillets d'expertise, a avoué qu'une bonne partie de l'argent avait été versée à l'ÖVP et au BZÖ. Le chef de l'ÖVP, Josef Martinz, est condamné, début octobre, à cinq ans et demi de prison ferme.
"Il y a un cuisinier de moins, mais la cuisine fonctionne toujours", dit Holub, qui ne croit pas que le système Haider soit enterré. Après avoir chuté dans les sondages, le FPK est remonté à 33 %, contre 31 % aux sociaux-démocrates, 12 % pour l'ÖVP et 11 % aux Verts. La bataille sera rude aux prochaines élections régionales, en mars 2013.
"Haider avait fustigé le népotisme des vieux partis, mais lui et sa bande se sont corrompus encore plus vite", constate sur un ton désabusé, dans un café de Klagenfurt, le député européen Andreas Mölzer, du FPÖ, un Carinthien buriné qui revendique ses idées d'extrême droite. "Le FPK et le FPÖ sont des présences durables, comme le Front national en France. Je ne crois pas que nous allons perdre la Carinthie."

En perspective du Congrès socialiste, Marseille sans repère

Samedi 20 octobre 2012


Qu'un  policier  puisse  déclarer  au correspondant  de  Libération « On évolue dans une ville où la corruption est partout, où leclientélisme et la magouille tiennent lieu de mode de fonctionnement » est ici vécu comme une évidence. Qu'un collectif réunissant syndicalistes, élus et associatifs partage dans une tribune de Libération le diagnostic de l'état de « délabrement de l’ordre républicain dont les fondements sont pourtant censésgarantir une démocratie active au service de l’intérêt général » entraîne des sourires entendus à Paris.

Contre l'évidence, la tentation est toujours de faire mine de croire, qu'à Marseille et dans le département, tout se passe normalement. Pourtant si la police bout, les pompiers suffoquent, les associations doutent, la politique s'étiole. Au parti socialiste, en perspective du Congrès, rien ne laisse apparaître une volonté quelconque d'y remédier. Mais ce qui a longtemps été une facilité, s'avère aujourd'hui une faute.

Les législatives ont permis à de nombreux députés socialistes d'être élus lors de triangulaires, même si nombre d'entre eux constituent la garde rapprochée du président du Conseil général des Bouches du Rhône, toujours adhérent du parti socialiste, toujours grand maître d'oeuvre de la fédération socialiste.

Les visites ministérielles sont autant d'occasions pour le président du Conseil général d'être reçu, comme de recevoir. Elles sont brandies ici comme des adoubements.  «Et  ceux qui viennent contester sont des aigris qui n'ont aucune reconnaissance, même pas celle du ventre». Derrière ce langage imagé, le « je les ai tous faits » livré sans vergogne à la presse, se veut menaçant contre toute velléité d'émancipation.

Rien n'a changé

Ici rien n'a changé. Il devient de plus en plus difficile d'affirmer que l'on ne savait pas. A l'exact l'opposé de l'idéal socialiste, la machine à produire les allégeances s'est remise en route à plein régime.

A Paris, va-t-on laisser faire comme si de rien n'était ? Chacun sait que le fonctionnement actuel de la fédération est le fruit d'un système clientéliste dont la contrepartie inique est celle de la caporalisation des militants, de la distribution des prébendes et des atteintes répétées à l'intérêt général. Si rien ne changeait, outre le signal ravageur adressé à l'ensemble de la société, la question serait alors de savoir comment les corrupteurs et les corrompus se partagent les rôles.

Formulée par Harlem Désir, alors premier secrétaire intérimaire, le 8 septembre 2011, au soir de la mise en examen du président du Conseil général des Bouches du Rhône pour prise illégale d'intérêt, trafic d'influence et association de malfaiteurs, sa mise à l'écart n'a été suivie d'aucun effet.

Fermeté contre le système clientéliste

Il est vrai que les objections des tenants du statuquo sont multiples, même si pas forcément dicibles. Pourtant la jurisprudence Kucheida, du nom de l'ancien patron de la fédération socialiste du Pas-de-Calais éliminé au soir du premier tour des législatives est formelle : la fermeté contre un système clientéliste peut se faire sans douleur, du jour au lendemain, dès lors que le parti socialiste siffle la fin de l'inacceptable. Réclamée par les électeurs, la fermeté offre la  cohérence entre les paroles et les actes, si chère à Jean-Marc Ayrault.

Quand le Premier ministre exige l’exemplarité la plus totale des fonctionnaires qui travaillent au nom de l’Etat, il est temps que le même, chef de la majorité exige la même exemplarité partout ailleurs dans les Bouches du Rhône. C'est même la condition de réussite de sa volonté de redonner espoir à l'agglomération marseillaise et ses habitants.

Ici un engagement réitéré du nouveau premier secrétaire de plein exercice au retour de l'ordre républicain, jusque dans ses propres rangs, serait salué par tous et porteur de changement, bien au-delà du seul Parti socialiste, vers l'ensemble de la société.

Tels sont les voeux des très nombreux citoyens qui n'acceptent plus que, nous socialistes, soyons si empruntés, en mal de repères, et continuions, au sein de notre propre parti, à ne rien faire qui soit à la mesure des enjeux.

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Impair, passe et manque

Vendredi 19 octobre 2012


La façon dont s’est préparé et se déroule le congrès fédéral augure des lendemains qui déchantent.

Impair. Dans le passé tout a été fait pour faire croire à un comportement exemplaire quand les tenants du système Guérini, en place et qui entendent bien y rester, font tout pour montrer l’application à la lettre du rapport Richard. Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt. La ficelle est connue et l’esprit du rapport Richard a été bafoué dès sa publication avec l’élection truquée de Jean-David Ciot roitelet des décombres qui regarde se consumer nos valeurs socialistes se félicitant de régner sur un champ de ruines, sans explosion. Elle s’est poursuivie par cette direction fantoche, juste bonne à se mettre à la remorque des intérêts de celui qui s’enorgueillit de « les avoir tous fait ».

Passe. Aujourd’hui le tour de passe-passe du congrès est évident. Les militants des Bouches du Rhône ont même dû voter le 11 octobre un rapport fédéral sans qu’il soit écrit et connu de tous. Tout y est, des assemblées de motion qui ne se réunissent pas, jusqu’à l’absence de délégué départemental pour la motion majoritaire, en passant par les militants écœurés par le spectacle des arrangements où l’étalage de la médiocrité fait office de rapport de forces. Plus que jamais RenouveauPS13 appelle à la mise sous tutelle de la fédération, seul moyen de séparer le bon grain de l’ivraie. Dès lors aller au Congrès fédéral serait légitimer le gangstérisme politique où les rares conversations portent sur la durée des gardes à vue.

Manque. Dans le futur proche, il en faudra beaucoup de renoncement aux pratiques clientélistes, communautaristes et népotiques pour espérer être crédible aux yeux des électeurs. Ce manque de crédibilité est si criant et présent dans chaque conversation avec des citoyens normaux que seul l’autisme politique permet de continuer de faire comme si de rien n’était.

Pour en finir avec les mensonges

Lundi 24 septembre 2012



RenouveauPS13 défie le président du Conseil général d'apporter les preuves d'une mise en œuvre effective des recommandations du Rapport Richard

RenouveauPS13 demande à nouveau au Parti Socialiste de procéder à la mise sous tutelle de la fédération du PS des Bouches-du-Rhône


Communiqué - Dans un entretien au journal La Provence, le président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône déclare que le premier secrétaire fédéral du PS13 "a fait un travail formidable en suivant à la lettre les recommandations du Rapport Richard".

RenouveauPS13 qualifie cette déclaration de tromperie et défie le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, que nous considérons toujours comme le véritable patron de la fédération, d'apporter le moindre élément de preuve que, en dehors de la mise en place d'une direction élargie, un seul des 10 points du contrat de rénovation ait été sérieusement mis en œuvre ou ait abouti depuis maintenant plus de 446 jours.

Le contrat de rénovation stipulait des délais et des objectifs. Ni les uns, ni les autres ne sont respectés, consolidant ainsi la main mise du système liant l'institution départementale à la fédération

Le soutien apporté au premier secrétaire fédéral actuel jette un peu plus le doute sur le rôle joué par le président du Conseil général dans la préparation du congrès fédéral. RenouveauPS13 lui demande de cesser immédiatement toute forme de pression exercée sur les élus départementaux dans le but d'apporter les voix de leurs militants obligés en faveur de l'actuel premier secrétaire fédéral du PS13.

Par un courrier adressé ce jour à la direction du Parti socialiste, RenouveauPS13 réitère sa demande de mise sous tutelle immédiate de la fédération, avant que les votes truqués du prochain congrès fédéral ne viennent poursuivre le travail de sape de la démocratie interne et ruiner les espérances de renouveau des militants sincères de notre parti.

Notre 100ème message ! Dépendance

Mardi 18 septembre 2012

Jean-David Ciot entend se représenter comme premier fédéral. Pourtant, nous savons que trop, comment il avait accédé à ces responsabilités en juillet 2011 : avec des fraudes massives.

Jean-David Ciot explique qu’il est désormais in-dé-pendant. Nous pensons le contraire.

Notre fête de la Rose était bien pâle. Il ne suffit pas de répéter un mensonge plusieurs fois pour qu’il se transforme en vérité. Rappeler que notre Parti serait ouvert sur la société, les associations et les syndicats est contraire à la réalité.

Plus que jamais notre gouvernance fédérale nous tient éloignés des réalités. 


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Arnaque au Rapport Richard

Mardi 11 septembre 2012


Dans une note adressée à Martine Aubry, RenouveauPS13 montre que, parmi les 10 recommandations du rapport Richard, quasiment rien n’a été fait

Depuis la publication du rapport Richard, le système articulé autour du président du conseil général et du premier secrétaire fédéral a au contraire développé et renforcé ses moyens de contrôle sur la fédération PS des Bouches du Rhône

Sans une action ferme et rapide du Parti socialiste au niveau national, le prochain congrès fédéral signera la reconduction pour 3 ans du bail de dépendance de notre fédération vis-à-vis du conseil général et de son président



Communiqué – A la veille du congrès fédéral socialiste, RenouveauPS13 vient d’adresser un courrier à Martine Aubry, lui demandant de prendre au plus vite les mesures drastiques nécessaires pour mettre fin au tour de passe-passe orchestré par l’actuel premier secrétaire de la fédération PS des Bouches du Rhône, visant à faire croire que les recommandations du rapport Richard auraient été mises en œuvre, ce qui est totalement faux.

Le courrier de RenouveauPS13 adressé à Martine Aubry est accompagné d’une note, fruit d’une enquête approfondie menée par nos militants. Elle montre que le contrat de rénovation n’a pas été mis en œuvre et que toutes les conditions sont donc aujourd’hui réunies pour que le prochain congrès fédéral signe la prolongation pour 3 ans du bail de dépendance de la fédération vis-à-vis du conseil général des Bouches-du-Rhône et de son président.

Le constat du non respect du contrat de rénovation s’accompagne d’une demande de mise sous tutelle de la fédération, comme cela a déjà été fait dans l’Hérault, pour des motifs bien moins importants que ceux qui le justifient aujourd’hui dans les Bouches-du-Rhône.

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Le renouveau c'est maintenant !

Lundi 2 juillet 2012

L’envie de changement exprimée par l'élection de François Hollande, fait de l'exemplarité l’un des vecteurs du renouveau politique, voulu par l’immense majorité de nos concitoyens.

Les deux dernières années passées dans un combat militant pour construire une gauche exemplaire dans notre département, font de nous des précurseurs : nous avons réussi à inscrire les mots « renouveau » et « clientélisme » dans le vocabulaire politique courant de notre département quand nous étions encore si peu à oser les prononcer.

Par les combats de ces derniers mois, nous avons établi le constat que la lutte contre le système clientéliste rassemblait de nombreux autres acteurs. Organisations syndicales, associations, nous sommes finalement nombreux à vouloir réserver l’utilisation de l’argent public à l’intérêt général.

Et comme aujourd'hui, cet idéal s'affirme même comme l'un des fers de lance guidant l’action du gouvernement, il nous a semblé utile, à l'aune du prochain congrès du Parti Socialiste, d’échanger nos expériences.

A tous, nous vous proposons de venir en débattre ce samedi 7 juillet à Aix-en-Provence. Vous pouvez vous inscrire en cliquant le logo de l’évènement.

                 A samedi, 10 h 45. Pour sinscrire, cliquez sur le logo ci-dessous



                 Pour en savoir + : lerenouveaucestmaintenant.blogspot.fr

Infinie tristesse

Samedi 30 juin 2012

C'est avec une infinie tristesse que nous avons appris ce jour le décès d'Olivier Ferrand. Sa disparition est une immense perte pour les Bouches du Rhône. Toutes nos condoléances vont à sa famille.

Le texte fondateur du 27 mars 2011

La situation actuelle nous impose d’agir



La réalité est cruelle. Les résultats des élections cantonales sont catastrophiques. Notre Parti est déphasé par rapport au reste du pays. Nous perdons des sièges, alors que nous devrions en gagner. Et, pire encore, nous perdons notre âme en laissant un espace politique béant devant la droite et le Front national.



Tous les jours nous découvrons par la Presse qu’un système a été mis en place et que notre territoire cumule :


* des pratiques népotiques ; quand il y a confusion des intérêts privés avec ceux de la collectivité ;


* des pratiques corruptives ; qui caractérisent l’utilisation abusive de biens publics ;


* des pratiques claniques ; quand les soutiens sont régulièrement accordés à certains réseaux d’influence ;


* des pratiques autoritaires ; quand les arbitrages sont rendus sur des intérêts autres que ceux guidés par l’intérêt général ;


* des pratiques clientélistes ; quand les pratiques visent à se constituer des obligés par distorsion de la nécessaire proximité.




Cette rupture du principe d’égalité entre les citoyens tellement loin du "socialisme des comportements" que Léon Blum appelait comme une exigence, constitue un facteur puissant de rejet de nos concitoyens, tout particulièrement les plus défavorisés. Cette crise de valeurs nous rend incapables d’être attractifs pour les batailles futures aussi bien dans le département, que pour la ville de Marseille. Nos idées et nos valeurs socialistes sont confisquées et instrumentalisées.


Pour nous militants socialistes des Bouches du Rhône, toutes ces pratiques déviantes doivent être proscrites et des enseignements de la situation présente, tirés sans mesure dilatoire. Continuer à agir comme si de rien n’était, est une faute politique majeure, que nos concitoyens ne manqueront pas de nous reprocher.



Aussi, nous demandons de façon immédiate :


* de faire appliquer les statuts de notre Parti. Article 16.1 (Les fonctions de Président(e) de Conseil général sont incompatibles avec celles de Premier Secrétaire fédéral.) ; de ce fait, annuler l’élection du dernier trimestre 2010, en se laissant le temps d’organiser une nouvelle élection ;


* avant le rétablissement d’un fonctionnement démocratique exemplaire, suspendre tout vote organisé par notre fédération dont celui convoqué le 29 mars 2011 ; de ce fait, procéder à la désignation de notre candidat à la Présidence du Conseil général telle que prévue par le Code général des collectivités territoriales en proscrivant toute procuration et en accord avec nos partenaires politiques naturels au bénéfice d’un candidat dont le mandat aura été renouvelé lors des scrutins des 20 et 27 mars ;


*rendre impossible à titre provisoire, la tenue d’une responsabilité fédérale (à partir de secrétaire de section) avec celui de salarié d’une collectivité dont nous assurons l’exécutif ; prendre la responsabilité de l’établissement de la liste des adhérents de la fédération ; suspendre le rôle de la fédération dans le processus de désignation des candidats aux prochaines élections.



Etre militant politique, élu ou non, n’est pas un coupe file pour passer devant nos concitoyens que l’on prétend servir. Par une action résolue, notre Parti saura faire preuve de lucidité et porteur d’une nouvelle exemplarité, sans rester les bras croisés face aux évènements.


Notre tâche ne fait que commencer, nous voulons le renouveau du Parti socialiste dans les Bouches du Rhône, il est donc fondamental de se donner des règles qui seront constitutives de la reconstruction de notre fédération.


Nous voulons libérer le Parti et d’abord nous libérer nous-même des habitudes et des formes de dépendances à l’égard de groupes de pressions ou d’élus qui ont bâti autour d’eux, à des fins d’investitures, de véritables « machines » qui n’ont plus rien à voir avec le Parti dans lequel nous sommes librement engagés.



A chaque adhérent(e) libre de notre fédération socialiste de rejoindre le mouvement, d’ouvrir le débat dans sa section, de faire connaître sa volonté de mettre fin aux pratiques déviantes, de faire des propositions dans le respect mutuel pour que la peur change de camp et le renouveau trouve une réalité, au-delà des maux.



Version téléchargeable.


Nos propositions pour sortir de l'impasse