Lettre n°10 : Réactions tous azimuts

dimanche 15 janvier 2012

En cette période de voeux, vous avez été nombreux à réagir à la lettre n°10. Certains à exprimer des encouragements, d'autres à marquer votre scepticisme. Enfin, certains profitent pour nous soumettre d'autres idées.

Les encouragements formulés nous font chaud au coeur mais cous comprendrez que nous préférions nous centrer sur les contributions plus critiques.

Parmi celles-ci, nous choisissons de mettre l'accent sur celle d'une camarade qui fait preuve, en réaction à la première page de la lettre, d'un certain scepticisme sur la capacité que nous aurions à nous donner collectivement les moyens d emettre fin au système actuel : à lire ici.

S'agissant des contributions, avant une prochaine à venir de la 308 et une autre du Vaucluse, vous trouverez celle d'un camarade médecin qui s'indigne de la façon dont personne ne semble vouloir prendre ses responsabilités quant à l'évolution de la sécurité sociale. Comme s'il était normal que les gains soient personnalisés et les déficits mutualisés. A tout le moins, il appelle rapidement une prise de conscience et un changement de comportement : à lire ici.
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Lettre n°10 : Il existe un territoire...

vendredi 13 janvier 2012


… où dix limiers de la Brigade de Recherche et d’Investigation de la Gendarmerie Nationale se sont déplacés sirènes hurlantes. Pour une perquisition dans un atelier de contrefaçon ? Saisie de drogue dure ? Que nenni ! Les valeureux gendarmes ont perquisitionné dans une cité ? Non. Juste en face, à la Direction du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS).

- Quesaco ?
Tu sais les sapeurs-pompiers qui interviennent partout dans le Département pour éteindre les feux et porter assistance aux blessés.

- Et alors ?
Hé bien, pendant qu’ils triment, leur conseil d’administration avec des colonels galonnés gèrent 150 millions d’euros par an. Ils recrutent et paient des personnels, ils achètent des gros camions rouges qui font pin-pon et des grandes échelles, ils construisent où rénovent des casernes, et puis ils font des cérémonies avec petits fours et boissons à volonté.

- Quoi de plus normal ?
Rien. Si ce n’est que les élus qui siègent au conseil d’administration du SDIS sont des personnalités triées sur le volet. Que des personnes à qui on peut confier les deniers publics les yeux fermés (presque un milliard et demi d’euros sur les dix dernières années). Mais on y trouve pêle-mêle un Sénateur, Président de droit du SDIS mis en examen, entre autre, pour association de malfaiteurs en 2011 ; un maire président du SDIS par délégation, mis en examen pour délit de favoritisme dans l’attribution d’un marché public en 2010 ; un autre sénateur, maire, mis en examen pour complicité de trafic d’influence en 2011 ; un autre maire, mis en examen pour délit de favoritisme dans l’attribution d’un marché public en 2010 ; un autre maire, vice-président et membre de la commission d’appel d’offre du SDIS, condamné, en juin 2011, à deux mois de prison avec sursis et à 1000 euros d’amende pour fraude aux prestations de retraite.
De là à penser qu’ils pourraient s’arranger pour commettre des délits comme des malversations ou des recrutements illicites au SDIS, le pas est mince. Mais heureusement, le Préfet est présent au conseil d’administration pour exercer le contrôle de légalité. Depuis 2007, il veille tellement dur et n’a jamais saisi le juge administratif, ni le procureur de la République pour la moindre peccadille. C’est bien que les présumés innocents et le repris de justice font tout en règle.
Et puis, ce n’est pas parce qu’une société d’économie mixte du département, s’occupe de la construction des casernes de pompiers (à peine 100 millions d’euros sur 10 ans), qu’on doit en conclure que certains ont des intentions déplacées.
Car quel mal y a-t-il à ce que le président délégué recrute des membres de sa famille et leur assure un profil de carrière hors norme ? Que celui qui n’aurait pas agit de la sorte lui jette la première pierre.
Ce n’est pas non plus parce qu’il recrute au SDIS, en priorité, des habitants de sa commune et de son canton sur des postes d’agents administratifs ou techniques, qu’il faut le taxer de clientélisme.

-  Vous êtes interpellé ?
Moi aussi. D’ailleurs certains doivent savourer leur victoire en voyant que leur maxime « Ma famille d'abord, ensuite mes voisins, puis ... » a inspiré bon nombre des élus de chez nous.

- Et qu’en pensent les employés du SDIS ?
Si vous interrogez des syndicalistes, pour sûr ils vous diront que le président délégué et le Colonel galonné sont des tyrans, qu’un système mafieux existe au sein du SDIS, que des personnels sont victimes de harcèlement moral, que le nombre de personnes en arrêt maladie est hors norme, etc. Intarissables ! Si vous demandez à d’autres personnels, vous n’aurez aucune réponse, si ce n’est la crainte que vous lirez sur leur visage.

- Et si vous interrogez le colonel galonné qui se vit en chef sans partage issu d’un autre temps ?
Sa brigade de 12 agents communicants vous répondra par voie de presse. Il expliquera avec pugnacité, que le SDIS a porté plainte pour dénonciation calomnieuse contre trois agents et niera tout délit au sein de son administration.

- Pourtant de profession, il n’y a pas de fumée sans feu, et comme disait mon père juge, les voyous sont toujours épris d’honorabilité et les fins de règne sont souvent précipitées…
Je crois que les dirigeants d’institutions publiques devraient toujours garder à l’esprit que le service public « est institué pour l’avantage de tous et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels il est confié ». L’oublier, c’est trahir la République ... et l’assurance d’être rattrapé par la justice.

- Au fait ce territoire, il est où ?
Toi, tu ne connais pas le 13, un amour de numéro !

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Lettre n°10 : Stratégie erratique

mercredi 11 janvier 2012

L'adage dit que quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt.

La stratégie que certains veulent faire passer pour une stratégie anti-FN nous semble, à la mesure des dangers qui guettent, aussi inappropriée qu’inefficace.
La vraie stratégie anti-FN eut été de proposer aux électeurs de notre département, autre chose qu'une parodie de rénovation.

La réalité est que les électeurs ont compris que trop peu a été fait pour séparer le bon grain de l'ivraie. Ils remarquent qu'un certain nombre de ceux qui ont pour mission de défendre le système clientéliste guériniste voient leur candidature proposée aux électeurs avec l’estampille socialiste et la tentative d’y accoler le sceau de nos partenaires, comme gage de vertu.

Dès lors nous ne pouvons que faire le constat que notre Parti ne sait pas encore se donner les moyens de mettre fin au système et laisse le soin à d’autres de s’y coller.
A nous de l'amener à changer sa position.
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Lettre n°10 : Bonnes résolutions

lundi 9 janvier 2012

La nouvelle année est normalement propice aux bonnes résolutions. Pour nous, la principale est de tout faire pour permettre l'élection de François Hollande comme président de la République début mai prochain. Elle est appelée par la gravité de la situation de notre pays et la nécessité d'élire un président de la République, à même de donner un sens aux réformes indispensables et à la réduction des inégalités.

Ensuite, il sera temps de définir les contours de la majorité présidentielle. Dans notre département, au vu du thème de l'exemplarité républicaine que François Hollande s'apprête à mettre au coeur de sa campagne, il serait erroné de considérer que tous les candidats investis en décembre soient de facto partie intégrante ce périmètre.

D'autres avant nous, par leur combat exemplaire, ont mesuré depuis des années les ravages d'un système népotique, autoritaire et clientéliste qui n'a absolument rien à voir avec le socialisme. Pour eux, pour nos concitoyens, pour tous les militants dont l'engagement est motivé par des considérations altruistes (qui n'excluent nullement l'efficacité), nous avons la responsabilité de marquer notre opposition. Quand certains signes sont encourageants, d'autres persistants s’avèrent inquiétants.

Plus que jamais, RenouveauPS13 porte la responsabilité d'affirmer la réalité d'un socialisme bucco-rhôdanien exemplaire, éloigné des compromissions. C'est le constat que nous partageons avec nombre d'entre vous depuis plusieurs semaines ; lors de nos rencontres, des réunions, des échanges que nous avons avec les sympathisants, les militants, et les élus. C'est aussi bien sur le point de vue que nous défendrons au Congrès de notre Parti. Car les résolutions ne valent pas que pour être oubliées, mais avant tout pour être appliquées et suivies d’effet.

Bonne année à tous. Celle du changement bien  sur. Et donc, naturellement, celle du renouveau.

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En finir avec les formes féodales du pouvoir

Vendredi 23 décembre 2011

Le combat que nous menons nous amène à nous interroger régulièrement sur le risque que nous prenons à mourir guéris. C'est à dire à faire triompher nos idées, mais dans un espace politique tellement malade, qu'il aura été balayé par des idées qui ne sont pas les nôtres. Nous devons donc avoir le sens de la responsabilité pour deux : ceux que nous combattons et nous mêmes !

Face à cette difficulté, il est réconfortant d'avoir un soutien, et non des moindres. La longue tribune que publie dans Le Monde Olivier Beaud, professeur de droit public va dans ce sens. Consacrée aux enseignements de la condamnation de l'ancien président de la République, elle apporte un éclairage pour le moins inattendu.

Pour lui la leçon principale du jugement est que cette affaire, exemple manifeste de financement illégal des partis politiques par une instrumentalisation d'une collectivité territoriale, nous fait être en présence d'un cas d'école de ce qu'on peut appeler le clientélisme politique. C'est l'un des principaux maux de la politique française, qui a pour effet l'absence de prise en considération par les gouvernants du risque de conflit d'intérêts.

Pour lui, il faudra poser des règles institutionnelles qui empêcheront, autant que faire se peut, la multiplication de ces formes féodales du pouvoir.

Et il rajoute dans trois paragraphes de conclusion : " Dans la situation actuelle de disette financière, les citoyens contribuables sont moins que jamais prêts à accepter que leurs élus considèrent les fonds publics comme des instruments de leurs propres ambitions politiques. Le grand intérêt pédagogique de ce jugement est de l'avoir rappelé sérieusement à un homme politique qui semble n'avoir jamais pris au sérieux cette responsabilité éthique et financière.

C'est en cela qu'on peut espérer qu'il soit le premier acte d'une refondation de la vie publique française qu'une nouvelle génération d'hommes politiques pourrait faire advenir.

Enfin…"

C’est drôle, mais face aux billets ineptes qu’un toujours président du Conseil général déverse sur son blog sans en avoir écrit la première ligne, on a l’impression tout à coup de se sentir moins seuls. Et comme nous sommes en période de fêtes, on pourrait même dire compris. Il reste encore des efforts pour être entendus.

Comptez sur nous !

Anticor enfin dans notre département

Mercredi 14 décembre 2011

Vous connaissez tous Anticor. L'association fait un travail formidable depuis des années  consciente que  faire de la politique autrement, sans pratiquer le clientélisme, sans tricher, en parlant vrai et en éliminant de la scène politique tous ceux qui ont commis des délits dans l’exercice de leur fonction élective est, plus que jamais, une ardente nécessité. Face au rejet du politique, Anticor encourage tous les partis à réagir et à se prononcer nettement sur les mesures d’assainissement qu’Anticor préconise pour réhabiliter la politique.

Pour mener à bien ce travail, des groupes locaux d'Anticor se sont créés. Leur rôle et leur fonctionnement sont explicités. La constitution du groupe local des Bouches-du-Rhône  n'a pas échappé à RenouveauPS13 qui appelle à soutenir ses travaux. Pour tout contact, vous trouverez le groupe local en ligne avec un blog qui reste à alimenter.

Sans trop savoir s'il ne serait pas mal interprété de souhaiter une longue vie au collectif départemental, saluons cette initiative indispensable.

Bienvenue chez les Chtis

Dimanche 11 décembre 2011

Toute ressemblance... avec la situation que nous connaissons dans les Bouches du Rhône serait fortuite.

Un appareil national sourd.
Une fédération aux ordres de grands élus.
Le front national en embuscade.
Les pratiques clientélistes des embauches.
Des urnes volantes avec des votes sur la base de fichiers différents.
Des socialistes muets... sauf un camarade en phase terminale qui déballe tout avant sa mort. Marie-Noëlle Lienemann le dit ; ils auront été seulement deux à se lever contre l'inacceptable.

"
LJ09 HeninBeaumont integrale par asi

Alors que faire ? Le débat est éclairant : au journaliste qui demande pourquoi ne pas donner un coup de pied dans ses moeurs politiques palermitaines ? La réponse est claire "Au niveau national on regarde ailleurs" et un intervenant renchérit "D'une culture populaire, la dérive va vers une politique de corruption électorale."

Quant à Martine Aubry distante de 30 km, un camarade socialiste remarque que, dès le lancement sa contribution au congrès de Reims agrége les notables. "En se mettant ainsi dans leurs mains, elle ne peut pas avoir de réponse".

Et c'est sur cette incurie, que le Front national prospère avec comme symptôme de la fossilisation de l'appareil politique socialiste, un chef qui devient l'otage des notables.

Pourtant la réponse politique au vide politique béant est connue : il s'agirait de remettre dans le champ politique des gens qui en sont exclus. De fait, le maire qui sera élu suite à cette affaire est issu d'une liste de gauche largement ouverte à la société civile qui devance la liste du Parti socialiste.

Et comme dit Marie-Noële Lienemann, "C'est pour vous dire l'ambiance chaleureuse", certainement celle que ne manquera pas de relever Alain Richard dépêché sur place. Avec un rapport du même acabit que celui délivré à la fédération socialiste des Bouches du Rhône, on peut parier que la fédération socaliste du Pas-de-Calais ne sortira pas d'affaires par le haut !

Allez chacun à son poste, le combat continue.

Message de notre ami JC Boscher à Martine Aubry

Mardi 29 novembre 2011

Cette lettre de notre camarade de la section 307 de Marseille se passe de tout commentaire. Vous asssi, adressez nous copie de vos courriers à nos instances nationales.

                                                 
VENEZ NOUS ECOUTER,  NOUS VOUS ENTENDRONS !
Chère Martine,
Le Bureau National du Parti Socialiste a décidé que, dans les Bouches du Rhône, à l’instar de l’Hérault, fédération sous tutelle, les investitures pour les élections législatives seront choisies et décidées au niveau national. Cette mesure est, sans nul doute, l’une des sanctions les plus lourdes qui puisse exister dans une formation politique réputée démocratique.
Il est « étrange » certains ont dit inadmissible ! qu’une telle sanction soit prise alors même qu’un rapport récent, le rapport Richard, vient, certes après leur avoir fait les gros yeux, de confier les clés de la rénovation de la fédération à ceux-là mêmes qui, par leurs agissements passés et présents, ont conduit  à la mise sous tutelle de fait que nous connaissons. Cherchez  l’erreur !
Je l’avais expressément  écrit à la direction du parti et déclaré devant notre section, depuis plus d’un an et demi, je demande la mise sous tutelle de la fédération. J’ai renouvelé cette demande par écrit et oralement  devant la commission Richard. J’ai formulé et motivé cette demande à la suite de la mascarade honteuse de JN Guerini s’autoproclamant début 2010 Président puis se faisant élire avec un score de maréchal premier secrétaire fédéral et ceci en violation des statuts. Mes demandes réitérées, écrites et orales, malgré leur gravité,  sont restées, à l’époque, sans effet, pas même un mot d’explication, le cas échéant pour désapprouver….rien, silence radio. Pire, la quasi-totalité des  responsables locaux, dont certains aujourd’hui s’indignent par voie de presse de la procédure disciplinaire qui nous frappe collectivement, sont restés silencieux face à la mascarade « bokassienne » de JN Guérini. Ce fut pour moi une période de honte et de doute.
Aujourd’hui, les militants sincères subissent une double peine. Première peine, la privation par le système Guérini de leurs « droits civiques internes » alors que JN Guérini continue, lui, de plastronner à la Présidence du CG 13 et ceci avec la complicité des élus du PS dudit CG. La seconde peine est d’avaler la couleuvre de la rénovation censée être administrée par les thuriféraires ou obligés du Guérinisme.
Trop c’est trop !
Les militants ne peuvent pas accepter qu’on leur inflige une chimiothérapie après leur avoir dit qu’à peu de choses près tout allait bien dans cette fédération et que JD Ciot, fidèle vassal et continuateur déclaré des œuvres de son suzerain  pouvait  rester aux commandes.
Trop c’est trop !
Oui il faut appeler les choses par leur nom. La fédération est sous tutelle de fait alors, s’il vous plait, vous dirigeants du parti, vous chère et estimée Martine, venez ici, sur place, à Marseille, devant les militants nous dire votre diagnostic vrai. Pour guérir, ce malade là a besoin de savoir car il n’y aura pas de redressement durable sans un changement complet des pratiques  politiques locales.
Nous devons passer de la tutelle de fait à la tutelle explicite, assumée,  reconnue et finalement acceptable parce qu’elle aura été expliquée et donc  comprise.
Oui cette fédération  rompue de longue date, et pas seulement depuis les Guérini et leurs  dérives affairistes, aux pratiques ; des fausses cartes, des pressions d’isoloir, du bourrage des urnes etc, cette fédération  est incapable d’organiser des élections internes sincères, non truquées, incontestables. Arnaud  Montebourg a eu raison de dire que les primaires citoyennes ont été, entre autres effets positifs, grâce à  la mobilisation de moyens de contrôles exceptionnels,  un procédé  efficace pour  nous prémunir ici de ce mal  détestable devenu chronique qu’est  la fraude.
Oui, la mise sous tutelle doit avoir lieu jusqu’aux prochaines élections municipales.
Oui les prochaines municipales pourraient être, si la direction le veut, le moment du basculement de notre fédération vers des pratiques nouvelles et assainies. Les militants sincères attendent et espèrent cela, ils sont l’énorme majorité de notre fédération. Les milliers de citoyens qui se sont mobilisés pour les primaires attendent de nous le retour aux valeurs et à la confiance. C’est une condition de leur mobilisation pour la présidentielle et la victoire de François Hollande, pour les législatives qui suivront  et pour les élections locales qui interviendront en 2014.
L’application d’une procédure de type primaires citoyennes devrait nous permettre à ce moment là, en 2014  d’engager un dialogue civique avec nos concitoyens réunis par un même socle de valeurs.
Comme pour l’élection présidentielle, la primaire ne sera un succès et un facteur de rassemblement  que si nous la faisons précéder d’un travail d’élaboration  d’une plate forme ou d’un programme municipal. Programme ou plate forme qui constituera alors le référentiel commun d’une future majorité municipale capable de sortir Marseille et sa métropole de ses grandes difficultés.
La rénovation ne saurait être une nouvelle manière de distribuer des postes ou des investitures entre amis. Elle doit être, dans le respect  de règles exigeantes de non cumul des mandats, une nouvelle manière de « secréter » des candidats et des élus.
Nous devons faire de notre fédération qui est devenue l’instrument d’un clan l’outil politique et nous devons l’affirmer haut, l’outil fraternel, de nos idéaux de justice, de probité, de responsabilité, de solidarité, d’égalité des chances, de respect des différences, de goût d’entreprendre, de fraternité.
Si tel est le cap, alors oui, Le traitement de choc de la mise sous tutelle est  utile et recevable.
Alors camarades et en premier lieu, chère et estimée Martine, venez nous écouter et nous vous entendrons.
Croyez en  mes sentiments respectueux et amicaux.
Marseille le 28 novembre 2011.
Jean-Claude BOSCHER
Copie : Aux camarades de ma section

Renouveaups13 2.0

Lundi 21 novembre 2011

Le respect de principes moraux et politiques a entraîné, il y a plus d’un an, la constitution à l’intérieur de notre Parti socialiste d’un réseau de militants qui a dénoncé le système qui s’est développé dans notre département.

A plusieurs reprises, nous avons été rattrapés par l’actualité et par les prises de position de camarades qui ont tiré les enseignements de l’impasse morale et politique dans laquelle nous restons englués, malgré les travaux de la Commission Richard.

Aujourd’hui, notre Parti a pris la mesure draconienne de refuser aux militants des Bouches du Rhône de désigner ses candidats aux futures élections législatives.

Face à cette mise sous tutelle de fait de notre fédération, RenouveauPS13 :
- redemande que toutes les mesures soient prises pour entraîner la fin effective du système : elle passe par la démission du président du Conseil général et par l’élection d’un nouveau président qui mette la fin du système clientéliste au cœur de son projet politique. Elle passe aussi par la nécessité de repousser les désignations aux élections législatives au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle afin de mesurer, à ce moment là, la réalité des incidences politiques du délabrement moral et politique sans précédent auquel nous sommes confrontés afin de permettre un large renouvellement et une ouverture aux forces vives, en accord étroit avec nos partenaires. Elle passe enfin par l’évidence morale et politique de signifier dès maintenant le refus, dans l’ensemble des circonscriptions des Bouches du Rhône, de l’investiture de tout soutien du président actuel du Conseil général, conseillers généraux comme anciens collaborateurs qui, au Conseil général comme à la fédération, oeuvrent au quotidien à la permanence du système clientéliste et népotique.
- réaffirme l’absence de légitimité de la direction fédérale actuelle entachée d’une double faute: faute politique manifeste d’avoir confié la réforme de notre fédération à ceux-là même qui ont mis le système en place ; manquement aux règles lors du vote d’investiture du 21 juillet dernier ;
- appelle le Parti à tirer les enseignements de l’absence concrète de mise en oeuvre de la rénovation en appelant “un chat un chat” par une mise sous tutelle de notre fédération
- annonce l’ouverture de son collectif aux anciens et futurs adhérents de notre Parti afin de construire conjointement une alternative qui puisse redonner son honneur à notre Parti.

*   *   *

  Téléchargez la lettre n°9
de RenouveauPS13

Le texte fondateur du 27 mars 2011

La situation actuelle nous impose d’agir



La réalité est cruelle. Les résultats des élections cantonales sont catastrophiques. Notre Parti est déphasé par rapport au reste du pays. Nous perdons des sièges, alors que nous devrions en gagner. Et, pire encore, nous perdons notre âme en laissant un espace politique béant devant la droite et le Front national.



Tous les jours nous découvrons par la Presse qu’un système a été mis en place et que notre territoire cumule :


* des pratiques népotiques ; quand il y a confusion des intérêts privés avec ceux de la collectivité ;


* des pratiques corruptives ; qui caractérisent l’utilisation abusive de biens publics ;


* des pratiques claniques ; quand les soutiens sont régulièrement accordés à certains réseaux d’influence ;


* des pratiques autoritaires ; quand les arbitrages sont rendus sur des intérêts autres que ceux guidés par l’intérêt général ;


* des pratiques clientélistes ; quand les pratiques visent à se constituer des obligés par distorsion de la nécessaire proximité.




Cette rupture du principe d’égalité entre les citoyens tellement loin du "socialisme des comportements" que Léon Blum appelait comme une exigence, constitue un facteur puissant de rejet de nos concitoyens, tout particulièrement les plus défavorisés. Cette crise de valeurs nous rend incapables d’être attractifs pour les batailles futures aussi bien dans le département, que pour la ville de Marseille. Nos idées et nos valeurs socialistes sont confisquées et instrumentalisées.


Pour nous militants socialistes des Bouches du Rhône, toutes ces pratiques déviantes doivent être proscrites et des enseignements de la situation présente, tirés sans mesure dilatoire. Continuer à agir comme si de rien n’était, est une faute politique majeure, que nos concitoyens ne manqueront pas de nous reprocher.



Aussi, nous demandons de façon immédiate :


* de faire appliquer les statuts de notre Parti. Article 16.1 (Les fonctions de Président(e) de Conseil général sont incompatibles avec celles de Premier Secrétaire fédéral.) ; de ce fait, annuler l’élection du dernier trimestre 2010, en se laissant le temps d’organiser une nouvelle élection ;


* avant le rétablissement d’un fonctionnement démocratique exemplaire, suspendre tout vote organisé par notre fédération dont celui convoqué le 29 mars 2011 ; de ce fait, procéder à la désignation de notre candidat à la Présidence du Conseil général telle que prévue par le Code général des collectivités territoriales en proscrivant toute procuration et en accord avec nos partenaires politiques naturels au bénéfice d’un candidat dont le mandat aura été renouvelé lors des scrutins des 20 et 27 mars ;


*rendre impossible à titre provisoire, la tenue d’une responsabilité fédérale (à partir de secrétaire de section) avec celui de salarié d’une collectivité dont nous assurons l’exécutif ; prendre la responsabilité de l’établissement de la liste des adhérents de la fédération ; suspendre le rôle de la fédération dans le processus de désignation des candidats aux prochaines élections.



Etre militant politique, élu ou non, n’est pas un coupe file pour passer devant nos concitoyens que l’on prétend servir. Par une action résolue, notre Parti saura faire preuve de lucidité et porteur d’une nouvelle exemplarité, sans rester les bras croisés face aux évènements.


Notre tâche ne fait que commencer, nous voulons le renouveau du Parti socialiste dans les Bouches du Rhône, il est donc fondamental de se donner des règles qui seront constitutives de la reconstruction de notre fédération.


Nous voulons libérer le Parti et d’abord nous libérer nous-même des habitudes et des formes de dépendances à l’égard de groupes de pressions ou d’élus qui ont bâti autour d’eux, à des fins d’investitures, de véritables « machines » qui n’ont plus rien à voir avec le Parti dans lequel nous sommes librement engagés.



A chaque adhérent(e) libre de notre fédération socialiste de rejoindre le mouvement, d’ouvrir le débat dans sa section, de faire connaître sa volonté de mettre fin aux pratiques déviantes, de faire des propositions dans le respect mutuel pour que la peur change de camp et le renouveau trouve une réalité, au-delà des maux.



Version téléchargeable.


Nos propositions pour sortir de l'impasse