Gaston Defferre et la fédération socialiste des Bouches‐du‐Rhône : un droit d’inventaire

Mercredi 1er juin 2011
 
Si l’on veut comprendre pourquoi notre fédération est enferrée dans les tricheries, la corruption politique et sociale, la connaissance de notre histoire est d’un précieux secours. Surtout pour envisager les moyens d’en redonner les clés aux militants !

A l’époque de Defferre, les choses étaient un peu différentes. L’organisation et le contrôle général de la fédération par un seul homme reposaient sur un savant équilibre entre militants de conviction, militants obligés et fausses cartes.

Gaston Defferre qui avait prouvé pendant la résistance son courage « tenait » la fédération avec des rênes courtes et par deux moyens : les militants « obligés » (le plus souvent employés de la mairie de Marseille où d’organismes satellites), et les fausses cartes.
 
A eux seuls, ces deux moyens permettaient de toujours s’assurer que la part des militants de conviction qui n’étaient pas sur la ligne de Gaston Defferre ne pouvait prétendre à devenir majoritaires.

Paradoxalement, c’est en 1981 que le système s’est grippé. Gaston Defferre, appelé à de hautes responsabilités, a progressivement relâché le contrôle étroit qu’il exerçait sur la fédération. Son erreur politique de l’époque a été de considérer que le contrôle du parti socialiste de Marseille suffisait pour contrôler la fédération. Il n’a pas vu la nouvelle génération d’élus qui commençait à pousser dans le reste du département et qu’elle n’était pas en reste pour mettre en oeuvre les mêmes méthodes.

Eclair de conscience (ou de lucidité) politique, Michel Pezet a été le seul, à cette époque, après avoir battu Gaston Defferre, à remettre en cause le système clientéliste élargi à l’ensemble du département. Son erreur a été de croire que la disparition prématurée de Gaston Defferre mettrait fin au système, et permettrait d’ouvrir une nouvelle ère politique.
Le système devenu trop puissant, trop ancré avec trop d’intérêts s’est perpétué. Michel Pezet a été balayé ; le système réduit au seul développement des intérêts de quelques uns, mais sans l’esprit de la Résistance, a repris ses droits.

Pour autant, le système actuel n’est pas celui d’il y a 25 ans. Car ce dernier a d’abord évolué dans la tourmente du financement occulte des partis politiques du début des années 90 marqué par les tombereaux de fausses cartes. Et puis, avec la perte de la Mairie en 1989, le centre du système s’est déplacé au Conseil général.

La logique est cependant restée la même. Le départ de beaucoup de militants de conviction a permis d’éliminer sans dommage le recours aux fausses cartes. Pour garder le contrôle, on a développé les militants obligés, notamment par la création d’emplois au Conseil général, l’attribution de logements sociaux, les subventions à certaines associations…

Désormais, celui qui contrôle le Conseil général contrôle la fédération, et inversement. Il règne ensuite, sans partage, jusqu’à ce qu’il commette des erreurs politiques qui mettent en danger le système lui même (L. Weygand) ou se fasse rattraper par la justice (F. Bernardini).
Jean‐Noël Guérini est aujourd’hui le dernier avatar de ce système, une sorte de point d’orgue à la trilogie d’élus qui a régné avec une main de fer sur la fédération et le Conseil général depuis 20 ans.

Mais ce qui a été ajouté au clientélisme fédéral, est une nouvelle dérive, à la fois claniste et népotique.

25 ans après la mort de Gaston Defferre, nous devons être conscients que ce que nous voulons renverser est l’aboutissement d’un système perverti dont les racines trouvent leur origine dans une pratique politique que nous combattons.

Avoir la connaissance de notre histoire, c’est mesurer l’ampleur de la tâche, savoir que les animateurs actuels de ce système n’en sont que les prolongateurs. C’est pourquoi l’évolution que nous appelons de nos voeux doit permettre de refonder un projet politique et remettre la fédération en état de marche, et non transférer les clés du système à un énième héritier auto‐proclamé.

Avec notre esprit de Résistance, notre culture socialiste et la connaissance de notre Histoire, si nous nous revendiquons l’héritage du Gaston Defferre décolonisateur et mendésiste, courageux et visionnaire, nous laissons de côté les parts d’ombre qui ont été le terreau des dérives actuelles.

Lettre n° 3 Morale en politique : un enjeu crucial pour notre parti

Lundi 23 mai 2011

La droite n’aura pas attendu longtemps avant de se déchaîner autour de l’affaire Strauss-Kahn, avec une habileté cynique, en fustigeant sous des formes diverses l’absence de valeurs morales du parti socialiste. Et pour ceux qui douteraient du caractère parfaitement contrôlé de cette nouvelle charge, notons cette confidence de Sarkozy faite en privé il y a quelques jours et rapportée par un journaliste du Monde : « le PS a perdu la bataille de la morale pour 2012 ».

Lorsque nous avons lancé le collectif RenouveauPS 13, nous avons considéré que notre parti était en danger parce qu'au plan local, les pratiques de certains élus de notre parti portent atteinte à l’image et la réputation des socialistes. La campagne des élections cantonales a été l’occasion pour tous les candidats de constater l’ampleur du rejet et sa traduction dans les urnes par une montée sans précédent de l’abstention et du vote extrême.

Il fut pourtant un temps où le Parti socialiste incarnait dans l’opinion des valeurs morales premières comme le désintéressement et l’intégrité. Et souvenons nous encore récemment de cette droite muette face à un Lionel Jospin interdisant à ses ministres le cumul des fonctions ou l’abus des attributs du pouvoir (sirènes hurlantes, avions du Glam, etc.). Actes symboliques, salués par les français, même si bien vite oubliés dans la tourmente du 21 avril 2002.

Nous souhaitons aujourd’hui remettre notre fédération en ordre de marche ; contribuer ainsi à remettre le Parti socialiste là où il doit être, au sommet des valeurs morales de l’intégrité, du désintéressement et de la morale politique. Il faut changer ses dirigeants (apparents ou cachés) et changer ses méthodes. C’est aux militants de conviction et aux élus qu’il revient de mener ce travail impérieux. Seule une fédération transparente, en ordre de marche, pourra permettre à notre mouvement politique de reconquérir les cœurs.

De cela, notamment, nous discuterons dans les jours et semaines qui viennent avec un certain nombre de nos élus.

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Lettre à télécharger ici

Le travail n'est pas terminé ! Notre communiqué à l'issue de la rencontre avec la Commission

mercredi 4 mai 2011



Trois représentants de RenouveauPS13 ont été auditionnés ce matin 4 mai 2011 par la Commission d’enquête du parti socialiste sur le fonctionnement de la fédération socialiste des bouches du Rhône.
Notre délégation a remis au président de la Commission, Alain  Richard, un dossier comportant à la fois l’ensemble des griefs que nous portons aujourd’hui à l’encontre du fonctionnement de la fédération, ainsi qu’une série de témoignages venant étayer nos propos. Ce même document intègre les propositions que nous avons établies en faveur de la mise en œuvre d’un dispositif transitoire destiné à faire à face à une situation d’exception.
Convaincus que la polémique publique ne pourrait que desservir le travail mené par la Commission ainsi que les objectifs que nous poursuivons, nous lui avons précisé que nous ne communiquerions pas à l’extérieur le contenu des témoignages que nous lui avons remis.
Au-delà, et face aux interrogations de la Commission sur les éléments constitutifs de la situation que nous dénonçons et sur le sens de notre action, nous avons apporté les analyses suivantes :
• Que le système fédéral est vicié à la base même, par le fait que les militants de conviction ne représentent qu’une faible minorité de l’ensemble des militants encartés dans notre fédération ;
• Que notre combat n’est pas dirigé contre une personne, mais contre un système, clientéliste et népotique, qui n’a pas attendu les intéressés actuellement à la tête de notre fédération pour prospérer dans notre département, où il touche tout autant au fonctionnement et à la prospérité d’autres formations politiques que de syndicats se salariés ;
• Que nos propositions consistent notamment, afin de remettre les militants au centre du fonctionnement fédéral, à reconnaître chaque adhérent sur la base d’éléments objectifs établissant son statut effectif de militant de conviction du parti socialiste.
Pendant les travaux de la Commission, RenouveauPS13 poursuit son travail de recueil de témoignages et de propositions. Nous avons la conviction que, dans notre département, une majorité des militants de conviction du parti socialiste est déterminée à le faire évoluer.

Pj : extraits du rapport remis à la Commission


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Lettre n° 2 : Appel aux militants de conviction !

Jeudi 28 avril 2011


Quatre semaines déjà que les tumultueuses effervescences liées aux élections cantonales ont vu leurs  dernières bulles d’espoirs venir se dissiper ou s’éclater sur les gradins de l’hémicycle de l’hôtel du département.

Et puis, et puis le quotidien est revenu. Les vielles habitudes ont repris leur place. Les sempiternels visages emblématiques d’un passé pourtant fortement contesté ont refait bonne figure, même là où tout aurait du changer, même là où tout aurait pu changer. Après tout, force est de constater que les vieux adages comme : « on sait ce que l’on quitte … » ou : « c’est dans les vieux pots … » s’avèrent encore et trop souvent demeurer les plus sécurisants, ou les plus aisés à appliquer. Pour les uns c’est la fatalité, pour les autres ce n’est pas de leur faute, et pour tout le monde, ainsi vont les choses, ainsi va la vie.

Et bien peut-être, pour le commun des mortels qui n’y voit là que bonnets blancs et blancs bonnets. Peut-être aussi pour l’usurpateur qui sait profiter de l’opulence desdits bonnets. Peut-être enfin pour l’opportuniste qui sait placer sa tête sous le plus gros de ces bonnets.

Mais cela, en aucun cas, ne peut-être accepté par un militant ! Un vrai ! Un militant de conviction !

Alors où sont-ils ? Où sont passées ces forces vives susceptibles de transcender tout ce que nous connaissons de la vie politique ? Sur quels chemins aux illusions perdues se sont-elles égarées pour que si peu de leurs voix ne s’élèvent au cœur de cet espace d’expression ?

Qu’est qui a changé pour que nous en soyons là ?

En fait rien ! Rien n’a changé et depuis trop longtemps !

Ce changement, c’est celui que nous voulons tous voir s’imposer ! Et ce challenge passe d’abord par un renouveau, RenouveauPS13. Aujourd’hui, nous avons la possibilité d’être entendus, mieux d’être écoutés. Alors ces voix perdues doivent se retrouver et s’unir pour que leurs échos ne soient plus de simples murmures aux airs de rumeurs, mais des témoignages construits portés avec toute la force et l’engagement que seul un vrai militant de conviction peut avoir.

Alors nous en appelons à ceux-là ! A toutes ces âmes de bonne volonté, bloquées dans une gare où la résignation l’emporte sur les convictions. Sur ce quai où le TGV du renouveau a déjà démarré ses moteurs mais ne peut partir sans eux. Sur cette voie où les rails du changement n’attendent plus que leur courant de pensée pour véhiculer l’énergie de ce nouvel élan, de ce nouvel espoir.

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  Téléchargez la lettre n°2

de RenouveauPS13
 
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Témoigner auprès de la commission d'enquête

Vendredi 22 avril 2011


RenouveauPS13 s’engage résolument dans le cadre des travaux de la Commission d’enquête sur la fédération des Bouches du Rhône.

Cet engagement passe par :
- le recueil des témoignages de situations avérées portées à la connaissance de la Commission ;
la vérification de ces témoignages ;
leur mise en forme afin d’en faciliter la prise en compte.

Les récentes évolutions fédérales montrent que rien ne change, mais, bien au contraire, que tout s’aggrave ; l’ancien « président » devenu premier fédéral, puis démissionnaire continue à gérer la fédération comme si de rien n’était. Le dernier bureau fédéral a bien montré que l’exécutif mis en place est totalement factice, à sa main, incapable de faire face aux enjeux et au calendrier politique.

Si nous saluons l’engagement dans notre combat de nombreux élus, nous devons continuer à présenter une alternative morale et crédible basée sur nos propositions. Seuls les socialistes de conviction sont à même de faire face aux enjeux et aux échéances politiques qui s’annoncent.

Dans tous les domaines, il est temps de redresser la barre, ce qui nécessite un vrai débat, l’établissement de critères objectifs d’attribution des financements publics. Car nos concitoyens ne nous ferons de nouveau confiance que s’ils sont convaincus de la capacité des socialistes à incarner de nouveau l’intérêt général, au détriment des arrangements de circonstance, comme des pratiques déviantes. Il s’agit non seulement d’un impératif moral mais d’un principe d’efficacité politique.

Dans le nouveau fonctionnement que nous appelons de nos vœux, RenouveauPS13 sera attentif à la capacité de la Commission d’enquête à  tenir compte de l’ensemble des témoignages que nous relaieront. Témoigner par notre intermédiaire que l’on soit socialiste de conviction encarté, ancien socialiste ou électeur socialiste est essentiel. Ce n’est d’ailleurs pas forcément adhérer à l’ensemble de nos propositions, mais juger qu’il est temps de se lever pour exiger un autre fonctionnement.

Le présent KIT de témoignage est établi sur la volonté de transmettre à la Commission une variété de situations qui montrent l’incapacité de notre Parti dans les Bouches du Rhône à incarner le Renouveau. Il se veut simple et pratique. Chacun d’entre vous ne doit pas hésiter à le diffuser largement autour de lui.

La forme peut paraître quelque peu « intimidante ». Ne vous y arrêtez pas, sachant que vous n’êtes pas obligé de remplir toutes les parties ; vous pouvez même demander à témoigner de façon anonyme auprès de la Commission, sachant que nous ne communiquerions vos coordonnées qu’avec votre accord et la certitude que cet anonymat vous sera garanti.

Les témoignages sont à nous retourner exclusivement sur renouveauPS13@gmail.com .


Oui, la voie est libre à nos propositions !

Samedi 9 avril 2011

Au cours de l’émission « la voix est libre » de ce samedi sur France 3, Eugene Caselli qualifie d’historique ce qui c’est passé  jeudi soir à la fédération.
Il fait écho à la réunion fédérale qui s’est tenue pour mettre en place une nouvelle équipe suite au retrait de Jean-Noël Guérini du secrétariat fédéral du Parti.
Des voix se sont levées, des responsables de la fédération se sont opposés aux propositions de renouvellement de l’équipe sortante encore sous influence du Président du Conseil Général qui a animé de bout en bout la réunion. Drôle de pratique pour quelqu’un qui se retire.
Eugène Caselli, insiste également sur la nécessité de mettre en place une direction collégiale représentative et composée de militantes et de militants libres et autonomes et indépendants du Conseil général et de son chef que ce soit professionnellement et financièrement.
Aujourd’hui, dans la Provence, Patrick Mennucci appelle de ses voeux une sortie du système Guérini. Il insiste et enfonce le clou en appelant à un sursaut pour que plus jamais les socialistes des Bouches du Rhône ne revivent cette situation de discrédit dans laquelle nous nous trouvons.
Déjà Marie Arlette Carlotti et Michel Pezet, à la veille de l'élection du président du Conseil général avaient, eux aussi, signifié l’absolue nécessité d’une nouvelle donne.
Toutes ces positions marquent une étape nouvelle dans le débat qui rejoint l’appel lancé le 27 mars au soir. RenouveauPS13 se félicite de ces prises de position ; nos idées avancent, nous allons poursuive nos efforts pour donner un caractère irréversible au changement.
Ce dernier passe par le dialogue et le respect des adhérents de conviction dans les sections et le maillage de nos réseaux sur tout le département sans personnalisation excessive, ni organisation au profit d’une candidature aux primaires.
RenouveauPS13 est composé  de femmes et d’hommes de sensibilités différentes convaincus que la force du renouveau réside dans la liberté et la diversité.   
Le mouvement de libération de la fédération socialiste des Bouches du Rhône est en marche. Ensemble nous allons l’amplifier !
Ph.A

Lettre n°1 : Mettre un terme aux faux-semblants

Vendredi 8 avril


La question de l’élection d’un premier secrétaire fédéral alors que la commission d’enquête dirigée par Alain Richard n’a pas encore débuté ses travaux ne se pose pas. Organiser un scrutin dans les conditions actuelles tend à faire croire que notre fédération est en état de marche, ce qui est loin d’être le cas.

Beaucoup est à faire :
- mettre un terme aux pratiques clientélistes ;
- mettre à plat les listes des adhérents, en distinguant les cartes, les socialistes d’intérêt et les socialistes de conviction ;
- assurer la transparence des comptes, des investitures, des informations ;
- proposer une nouvelle façon de travailler avec des idées, des orientations, des pratiques de travail radicalement nouvelles.

Nos propositions sont connues : mettre en place un comité transitoire qui mette un terme aux faux-semblants. Pour réussir, il essentiel de faciliter le travail de la Commission d’enquête et arrêter de travestir la réalité.

Lorsque l’ensemble de ces travaux aura été mené à son terme, alors il sera temps d’élire le premier secrétaire et, dans le sillage de RenouveauPS13, de constituer une équipe où chacun soit en mesure de présenter des garanties d’indépendance pour retrouver la confiance perdue de nos concitoyens.    

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  Téléchargez la lettre

de renouveauPS13

avec duplicata de la lettre

adressée à Martine Aubry

à retrouver 
ici


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Communiqué

Jeudi 31 mars 11 h 45

Nous regrettons cette élection

L’élection de Jean-Noël Guérini à la Présidence de l’Assemblée départementale ne peut que semer un peu plus le trouble dans les Bouches-du-Rhône, trois voix de l'opposition s'étant portées sur sa candidature. Nombre de citoyens, parmi lesquels des militants socialistes de
conviction regretteront que les conseillers généraux aient choisi d’élire un homme en butte à de nombreuses critiques à la fois dans son parti et à l’extérieur de celui-ci.

Nous avons entendu avec attention un discours de Janus. D'un côté une parole vindicative prenant à partie des personnes aigries, des justiciers. De l'autre la mise en avant de la notion de garantie de l'intérêt départemental et des nouvelles pratiques de gouvernance.

Pour la première face, RenouveauPS13 ne se sent aucunement visé ; bien au contraire puisque, à aucun moment nous n'avons fait référence aux affaires. Nous sommes une force de proposition centrée sur les pratiques de la fédération socialiste des Bouches du Rhône.

Pour la seconde, nous proposons à Jean-Noël Guérini de la traduire, dans un climat à l'opposé de sa première face, par des propositions concrètes de transparence pour l'ensemble des financements accordés aux collectivités, aux projets et aux associations. Nous serons attentifs à ce point, car nous récusons le clientèlisme qui est une plaie pour notre République.

S'agissant des critiques de Renouveau PS13 qui se sont concentrées sur la façon dont fonctionnent les instances de notre fédération, ces critiques demeurent ainsi que les propositions que nous avons faites.

Les militants qui ont décidé de s’exprimer collectivement pour demander avec force, le respect des statuts de notre parti et la fin des pratiques contestables, prennent acte de cette élection. Nous avons noté la position du 27 mars au soir de Jean-Noël Guérini de s'engager à mettre fin à la violation des statuts de notre parti. Nous attendrons qu'elle soit réellement suivies d'effet.

Il s'agit du premier effet de nos propositions publiées le 27 mars à 20 heures. Le deuxième effet est le recueil de très nombreux témoignages sur les pratiques déviantes de notre fédération. Le troisième effet est l'espoir soulevé par RenouveauPS13. Nous souhaitons donc poursuivre et nous impliquer pleinement dans la mise en œuvre d’un retour au fonctionnement démocratique de notre parti socialiste dans les Bouches du Rhône.

Une première étape sera d'accueillir dignement, à la mesure de la gravité de la situation de crise politique que nous vivons, Alain Richard et l'ensemble des membres de la commission d’enquête diligentée par les instances nationales de notre parti. Le climat a changé, la peur est derrière nous ; ensemble, nous représentons l'avenir d'une vie politique réhabilitée aux yeux de nos concitoyens, comme des militants socialistes de conviction, anciens et actuels.

Porte-paroles : Noëlle Smagge - Faouzi Kardous - Pierre Orsatelli

Une fraude massive, les vrais résultats : Guérini pèse moins du quart des adhérents

Mercredi 30 mars

Nous avons contrôlé, parfois avec difficulté, le scrutin dans 20 sections socialistes des Bouches du Rhône, représentant 2 167 mandats. Ces sections par leur diversité sont largement représentatives car souvent les autres bureaux de vote ne sont même pas connus avec des cartes déclenchées à distance.

Seuls 816 camarades se sont déplacés. Il est vrai que nous étions fortement attachés à éviter toute tricherie. Ce qui ne les a toutefois pas empêchées (cf. communiqué d’hier) avec plus de votants que de présents !

Bien sur le refus de vote est le vainqueur de l’élection avec un suivi des consignes affichées par renouveauPS13. Mais même pour ceux qui ont voté, les résultats sont sans appels. Avec 539 suffrages pour le sortant ; 277 se sont exprimées contre (plus de la moitié des partisans du leader autoproclamé). Le sortant est donc adoubé par moins du quart du corps électoral. Voilà la réalité qui devra être prise en compte aujourd’hui et demain par les Conseillers généraux.

C’est un désaveu majeur pour un système politique clientéliste qui touche à sa fin. A l’instar des nombreux débats que nous avons suscités dans les sections, qui ont mis en cause la ligne actuelle et la personnalité même du 1er fédéral, nous appelons les conseillers généraux à se libérer en ne retenant, pour seule ligne de conduite, que le seul intérêt du département.

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Alors que la Fédéreation illégitime refuse de donner les siens, voici les vrais résultats certifiés à télécharger

Les deux communiqués de presse :  Matin - Après-midi

 
Porte-paroles : Noëlle Smagge – Faouzi Kardous – Pierre Orsatelli

Le texte fondateur du 27 mars 2011

La situation actuelle nous impose d’agir



La réalité est cruelle. Les résultats des élections cantonales sont catastrophiques. Notre Parti est déphasé par rapport au reste du pays. Nous perdons des sièges, alors que nous devrions en gagner. Et, pire encore, nous perdons notre âme en laissant un espace politique béant devant la droite et le Front national.



Tous les jours nous découvrons par la Presse qu’un système a été mis en place et que notre territoire cumule :


* des pratiques népotiques ; quand il y a confusion des intérêts privés avec ceux de la collectivité ;


* des pratiques corruptives ; qui caractérisent l’utilisation abusive de biens publics ;


* des pratiques claniques ; quand les soutiens sont régulièrement accordés à certains réseaux d’influence ;


* des pratiques autoritaires ; quand les arbitrages sont rendus sur des intérêts autres que ceux guidés par l’intérêt général ;


* des pratiques clientélistes ; quand les pratiques visent à se constituer des obligés par distorsion de la nécessaire proximité.




Cette rupture du principe d’égalité entre les citoyens tellement loin du "socialisme des comportements" que Léon Blum appelait comme une exigence, constitue un facteur puissant de rejet de nos concitoyens, tout particulièrement les plus défavorisés. Cette crise de valeurs nous rend incapables d’être attractifs pour les batailles futures aussi bien dans le département, que pour la ville de Marseille. Nos idées et nos valeurs socialistes sont confisquées et instrumentalisées.


Pour nous militants socialistes des Bouches du Rhône, toutes ces pratiques déviantes doivent être proscrites et des enseignements de la situation présente, tirés sans mesure dilatoire. Continuer à agir comme si de rien n’était, est une faute politique majeure, que nos concitoyens ne manqueront pas de nous reprocher.



Aussi, nous demandons de façon immédiate :


* de faire appliquer les statuts de notre Parti. Article 16.1 (Les fonctions de Président(e) de Conseil général sont incompatibles avec celles de Premier Secrétaire fédéral.) ; de ce fait, annuler l’élection du dernier trimestre 2010, en se laissant le temps d’organiser une nouvelle élection ;


* avant le rétablissement d’un fonctionnement démocratique exemplaire, suspendre tout vote organisé par notre fédération dont celui convoqué le 29 mars 2011 ; de ce fait, procéder à la désignation de notre candidat à la Présidence du Conseil général telle que prévue par le Code général des collectivités territoriales en proscrivant toute procuration et en accord avec nos partenaires politiques naturels au bénéfice d’un candidat dont le mandat aura été renouvelé lors des scrutins des 20 et 27 mars ;


*rendre impossible à titre provisoire, la tenue d’une responsabilité fédérale (à partir de secrétaire de section) avec celui de salarié d’une collectivité dont nous assurons l’exécutif ; prendre la responsabilité de l’établissement de la liste des adhérents de la fédération ; suspendre le rôle de la fédération dans le processus de désignation des candidats aux prochaines élections.



Etre militant politique, élu ou non, n’est pas un coupe file pour passer devant nos concitoyens que l’on prétend servir. Par une action résolue, notre Parti saura faire preuve de lucidité et porteur d’une nouvelle exemplarité, sans rester les bras croisés face aux évènements.


Notre tâche ne fait que commencer, nous voulons le renouveau du Parti socialiste dans les Bouches du Rhône, il est donc fondamental de se donner des règles qui seront constitutives de la reconstruction de notre fédération.


Nous voulons libérer le Parti et d’abord nous libérer nous-même des habitudes et des formes de dépendances à l’égard de groupes de pressions ou d’élus qui ont bâti autour d’eux, à des fins d’investitures, de véritables « machines » qui n’ont plus rien à voir avec le Parti dans lequel nous sommes librement engagés.



A chaque adhérent(e) libre de notre fédération socialiste de rejoindre le mouvement, d’ouvrir le débat dans sa section, de faire connaître sa volonté de mettre fin aux pratiques déviantes, de faire des propositions dans le respect mutuel pour que la peur change de camp et le renouveau trouve une réalité, au-delà des maux.



Version téléchargeable.


Nos propositions pour sortir de l'impasse